• Sat, 17 Nov 2018
  • 17:55

La Céni convoque ce jeudi 4 octobre une réunion avec les candidats à la présidentielle

Pour l’opposant Martin Fayulu, coordonateur de la Dynamique de l’opposition, les lignes sont ainsi bien tracées. La Céni devrait se munir de la Constitution et de la loi électorale, pour justifier ses actions.

La Commission électorale nationale indépendante (Céni) organise un échange, ce jeudi 4 octobre avec les candidats à la présidentielle du 23 décembre prochain. Une réunion qui s’inscrit, selon la centrale électorale, dans le cadre des concertations autour des enjeux électoraux.

Suivant le programme rendu public par la Céni, la réunion prévue ce jeudi 4 octobre avec  les candidats à la course vers le Palais de la nation s’inscrit dans le cadre des concertations autour des enjeux électoraux.

Elle fait suite à la rencontre organisée par la Céni, la semaine dernière, avec les représentants des partis politiques. Et au menu, des questions qui fâchent, notamment la machine à voter et le fichier électoral. S’agit-il d’un début des discussions directes devant conduire au recadrage du processus électoral ? La question demeure. Mais déjà, certains opposants avaient dénoncé le manque d’un vrai débat entre les organisateurs des élections et les partis politiques.

Discussions sur les bases légales

Pour l’opposant Martin Fayulu, coordonateur de la Dynamique de l’opposition, les discussions devront être circonscris. Les lignes sont ainsi bien tracées, estime Fayulu. La Céni devrait se munir de la Constitution et de la loi électorale, pour justifier ses actions.

« On va écouter la Céni pour qu’elle nous dise où est ce qu’elle en est avec le processus électoral. Qu’elle nous dise exactement ce qui se passe et nous nous allons réagir. Nous, si nous allons là-bas, ce que nous allons avoir comme support, c’est la constitution de la République, c’est la loi électorale et le calendrier. Je crois que la Céni veut faire correctement les choses et elle aussi doit se munir de ces trois documents et nous allons discuter sur les bases légales », a-t-il déclaré.

La réunion convoquée par le président de la Céni Corneille Nangaa intervient au moment où la centrale électorale et les candidats de l’opposition à l’élection présidentielle sont en pleine rupture de confiance. Les leaders de l’opposition s’en tiennent à leurs préalables pour aller aux élections prévues le 23 décembre prochain. Ils sont neuf au total. Il s’agit entre autres : du rejet de la machine à voter ; du nettoyage du fichier électoral ; de la mise en œuvre immédiate des mesures de décrispation politique ; de la participation effective des candidats exclus ou invalidés pour des raisons politiques ; de l’accréditation et le déploiement des observateurs des instances internationales UN, UE, SADC, OIF et autres ; de l’assistance de la communauté internationale à savoir, les Nations-Unies, l’Union européenne, l’Union africaine, la SADC et la CIRGL ; du déploiement d’une force régionale de la SADC pour sécuriser le processus électoral, les candidats et la population ; de la participation effective de la MONUSCO au processus électoral pour le transport du matériel et de la logistique ; de la restructuration et l’audit de la Céni conformément au prescrit de l’accord de la Saint Sylvestre 2016.